Plutôt que d’envisager un changement d’établissement, des solutions existent pour protéger les enfants victimes. Le Ministère de l’Education a mis en place des dispositifs d’aide aux élèves victimes, leurs parents et aux professionnels : un site web (nonauharcelement.education.gouv.fr) ainsi qu’un numéro vert (le 3020).

Le harcèlement scolaire : en quoi cela consiste ?

Le harcèlement est le fait d’un ou de plusieurs élèves à l’encontre d’une victime qui ne peut pas se défendre. Il se fonde sur le rejet de la différence, telle que l’apparence physique, le sexe, un handicap, un trouble de la communication, l’appartenance à un groupe social ou culturel, des centres d’intérêts différents.

Pour que le harcèlement scolaire soit caractérisé, le comportement subi doit être violent (il doit exister un rapport de force et de domination entre un ou plusieurs élèves), répété (agressions régulières sur une période longue) et cibler un élève dans une situation d’isolement (élève faible physiquement, dans l’incapacité de se défendre).

Le harcèlement à l’école provoque un véritable état de souffrance chez l’enfant.

Comment détecter les signes de harcèlement scolaire ?

Il n’est pas toujours facile de détecter ces signes chez un enfant, surtout lors de l’adolescence. Le risque est d’assimiler le mal-être que l’on perçoit à une crise d’adolescence, ou de minimiser les actes subis en les assimilant à de simples taquineries ou jeux d’enfants.

Toutefois certains signes physiques ou psychologiques ne trompent pas et doivent alerter les parents : des troubles du sommeil, un repli sur soi sur une longue période, une irritabilité, une anxiété ou un stress anormal (maux de ventre, migraines…) ou une attitude fuyante. Dans le cadre scolaire, les enseignants devront porter une attention particulière à des signes tels qu’une chute brutale des résultats scolaires, un repli sur soi, des absences répétées, ou encore une attitude insolente.

Parents, enseignants : comment aider un enfant à faire face à une situation de harcèlement scolaire ?

Il  convient de renouer le dialogue avec l’enfant, de l’écouter et l’inciter à se confier. Il est important de le rassurer en lui garantissant qu’aucune décision ne sera prise sans son accord ; il doit rester au centre de la relation pour pouvoir réagir lui-même.

Ces échanges permettront ensuite aux parents et enseignants d’identifier le ou les élèves qui harcèlent et de comprendre les ressorts de ces attaques (par exemple moqueries répétées sur un détail physique…). Ils pourront alors conseiller l’enfant victime pour lui suggérer des solutions concrètes, des techniques simples pour contrer ces attaques, voire intervenir si la situation ne s’améliorait pas.