Le 28 juin dernier, un décret « relatif aux dérogations à l’organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques » est paru au Journal officiel. Initié par le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, ce décret donne la possibilité à chaque commune de réinstaurer la « semaine de quatre jours » pour les élèves de la maternelle au CM2.

La « semaine de quatre jours » : un sujet toujours très débattu

La « semaine de quatre jours » avait initialement été instaurée sous la Présidence de Nicolas Sarkozy en 2008 par le ministre de l’Education nationale Xavier Darcos. Cette mesure, critiquée par certains, avait été abrogée par le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon sous la présidence de François Hollande, marquant ainsi en 2013-2014 un retour à la semaine de « quatre jours et demi » dans les écoles maternelles et primaires.

En termes de volume de travail horaire, les semaines de « quatre jours » ou « quatre jours et demi » sont équivalentes. Dans le premier cas, les heures de travail sont réparties sur huit demi-journées, et sur neuf demi-journées dans le second cas. La semaine de quatre jours se traduit par des journées un peu plus longues pour les enfants scolarisés, en échange d’un jour de repos supplémentaire le mercredi ou le samedi.

La différence entre les deux rythmes scolaires est également importante pour les parents, qui doivent s’organiser différemment en fonction des horaires scolaires ainsi que pour la garde de leurs enfants.

Les deux rythmes scolaires ont chacun leurs défenseurs et leurs détracteurs, aussi bien chez les parents d’élèves que chez les enseignants ou les syndicats. Là où certains apprécient la demi-journée de repos supplémentaire offerte par la semaine de quatre jours, d’autres y voient une fatigue excessive des élèves à cause de la longueur des journées de cours, ou regrettent la réduction des disponibilités des élèves pour participer à des activités périscolaires en fin de journée.

Que dit le nouveau décret ?

Le nouveau décret paru le 28 juin vise à mettre en pratique l’une des promesses de campagne d’Emmanuel Macron : redonner à l’échelon local la possibilité d’organiser les rythmes scolaires dans une optique de décentralisation des pouvoirs.

Dans le texte, ce décret permet d’appliquer un rythme scolaire de « huit demi-journées réparties sur quatre jours » dans les établissements scolaires « sur proposition conjointe d’une commune ou d’un établissement public de coopération intercommunale et d’un ou plusieurs conseils d’école ».

La décision d’appliquer la semaine de quatre jours revient donc bien aux communes, en accord avec les écoles elles-mêmes.

Le texte précise que l’autorisation finale d’appliquer la semaine de quatre jours revient au Directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen), anciennement désigné sous le nom d’Inspecteur d’académie (IA). Celui-ci peut éventuellement décider que la semaine de quatre jours s’appliquera à toutes les écoles d’une même commune si une majorité d’entre elles se prononce en faveur de la mesure.

Un tiers des écoles appliquera la semaine de quatre jours à la rentrée 2017

Le ministère de l’Education nationale a annoncé mardi 18 juillet que suite à la publication de ce décret, environ un tiers (31,8%) des écoles primaires va appliquer le rythme scolaire de la semaine de quatre jours dès la rentrée prochaine. Le ministère précise que ces écoles sont principalement situées dans des communes rurales, tandis que les grandes villes comme Paris ont généralement préféré conserver la semaine de quatre jours et demi.

« Ce mouvement montre que les acteurs de terrain se sont saisis de la liberté nouvelle qui leur était offerte pour mettre en place des organisations correspondant aux besoins de leurs territoires » commente le ministère.

Pour savoir quelles écoles appliqueront ou non cette nouvelle réforme à la rentrée 2017, les parents peuvent se rendre sur le site Internet du ministère de l’Education nationale.

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