Que le testament soit « olographe » (c’est-à-dire écrit, daté et signé de la main du testa¬teur) ou authentique (fait devant notaire) la protection du concubin est limitée.

  • En l’absence d’enfant, il est possible de léguer réciproquement la moitié de la mai¬son mais des droits de succession importants (taux de 60 %) seront à régler, ce qui, à défaut de liquidité, pourrait obliger à vendre le bien.
  • En présence d’enfant(s), même né(s) après le testament, seulement une part réduite du patrimoine peut être réglée. Les enfants ont toujours droit à une part minimale de la succession de leur parent décédé, qui varie selon leur nombre : la moitié en présence d’un enfant, les deux tiers s’ils sont deux, les trois-quarts s’ils sont trois ou plus.

Si la valeur du bien qui est légué au concubin empiète sur la part réservée aux enfants, ceux-ci peuvent exiger que la différence leur soit versée ce qui augmentera le coût de l’opération déjà bien grevée par les droits de succession.