Au printemps dernier, le groupe HSBC a sorti une étude intitulée «Power of protection, aborder l’avenir avec confiance». Une enquête à laquelle ont répondu 11 500 personnes (dont 1 000 Français) dans 12 pays différents. Il en ressort des points de comparaison instructifs sur la façon dont chacun perçoit la protection face aux risques de l’existence : santé défaillante, vieillesse, imprévus financiers… Zoom sur la France.

Les Français ont moins la culture de la prévoyance

  • Seuls 22% des Français (33% dans le monde) disposent d’épargne ou d’investissements réservés aux aléas de l’existence, des placements relatifs à la prévoyance.
  • Nos compatriotes estiment à 56% (contre 35% au niveau mondial) qu’ils ne sont pas préparés à faire face financièrement à l’imprévu.
  • Seuls 12% ont souscrit une assurance (contre 21% en moyenne, ailleurs).
  • 36% des Français comptent sur l’État pour assurer leur stabilité financière (contre 26% ailleurs dans le monde).
  • De façon équivalente dans le monde et en France (55%), le frein principal à la souscription d’une assurance est son coût.
  • 20% des Français interrogés ne souscrivent pas car ils ne comprennent pas le fonctionnement des contrats qu’on leur propose. Ils sont 38% dans ce cas dans le monde.
  • 77% des Français qui ont souscrit une assurance décès ne connaissent pas le montant des indemnités auxquelles ils auraient droit.

Autant de chiffres qui devraient donner du grain à moudre aux professionnels de l’assurance et de la prévoyance dans notre pays.

Une vision positive de la vie actuelle, mais…

L’enquête de HSBC montre que les Français ont pris place dans le wagon de tête de ceux qui ont une vision positive de leur qualité de vie actuelle. 78% de nos compatriotes ont ce sentiment positif, c’est plutôt une bonne nouvelle car on sait que les enquêtes de l’INSEE placent régulièrement les Français en champions « du moral en berne ».

Le pessimisme gagne du terrain dès qu’on leur demande de se projeter vers demain. Ils ne sont plus que 57% à envisager l’avenir sereinement.

… des sujets d’inquiétudes pour demain

Les enquêteurs ont interrogé leur panel sur les cinq sujets les plus préoccupants.

La santé arrive en tête ; elle est citée par deux tiers des personnes. C’est le sujet d’inquiétude le plus répandu dans la population. L’expression « tant qu’on a la santé… » n’est manifestement pas qu’un poncif éculé.

Après la santé, la notion générale de « qualité de vie » arrive assez loin derrière ; elle est tout de même mentionnée par un peu plus de la moitié des personnes. Elle est suivie de près par « Ma santé financière à long terme ».

Le trio de tête des appréhensions est suivi par « Subvenir aux besoins de mes enfants » pour 43% des interrogés. On note que « Subvenir aux besoins de mes parents » n’est cité que par 10% du panel.

Doit-on y lire que le transfert « naturel » des ressources familiales ne fonctionne plus aussi bien qu’hier ? Que la génération précédente est à priori mieux armée pour faire face aux difficultés que la suivante ? Les Français perdent-ils confiance en leur système de protection sociale collective ? L’étude de HSBC ne répond pas à ces questions de fond.

Zoom sur la santé

Au sujet de la santé, c’est lorsqu’elle est associée au vieillissement qu’elle induit le plus d’inquiétudes. Le couple vieillissement-maladie, engageant de lourds frais de soins sur une longue durée, préoccupe 63% des Français interrogés. Quand près de la moitié des personnes (47%), indique que les coûts d’accès aux médicaments et aux soins divers présentent une inquiétude majeure.

Une longue période de santé délétère impacterait l’existence sur de nombreux aspects, qui vont au-delà des questions financières.

  • pour 81% du panel, il aurait des conséquences sur la qualité de vie
  • pour 70%, il impacterait la relation avec le conjoint
  • pour 56%, il altèrerait lavie sociale.

La confiance ou la prévoyance ?

De la même façon que l’on se questionne indéfiniment sur l’antériorité de la poule sur l’œuf, l’étude de HSBC nous amène à nous interroger sur la perception du futur chez les individus.

29% de ceux qui ont préparé les choses s’attendent à un avenir heureux (contre 20%, chez ceux qui n’ont pas anticipé).

Est-ce le fait de prévoir qui rend plus confiant ? Ou est-ce parce qu’on a au départ foi en l’avenir qu’on est incité à prendre des dispositions ?

Quoi qu’il en soit, il semblerait que l’on puisse rapprocher les notions d’optimisme et d’anticipation. Dès lors, on ne saurait que trop conseiller à tout le monde de souscrire un contrat de prévoyance.

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