La révolution des objets connectés a fait basculer le monde dans l’ère de la data, ces millions de données collectées chaque jour sur les individus (nombre de pas, rythme cardiaque, style de conduite…). L’intelligence artificielle (IA) se développe à grands pas, offrant les moyens d’explorer ces informations pour mieux anticiper les risques du quotidien. Le futur de l’assurance se joue maintenant.

De la prévention des risques de tous les jours…

Vous ne le savez peut-être pas, mais il y a de grandes chances pour que l’IA soit déjà présente à votre domicile. Un détecteur de fuite qui vous prévient en cas de présence d’eau sur le sol, un détecteur de fumée qui vous avertit en cas d’incendie, un système d’alarme qui ferme les volets ou allume quelques éclairages automatiquement en cas d’intrusion, un dispositif de pilotage du chauffage qui régule lui-même la température intérieure : chacune de ces « alarmes » domestiques, dès lors qu’elles acquièrent une forme d’autonomie, peuvent être assimilées à de l’IA.

Il en va de même pour les multiples équipements connectés, du réfrigérateur de la cuisine au miroir de l’entrée, en passant par le pèse-personne de la salle de bain, nombreux sont ces objets dits « intelligents » qui peuplent peut-être déjà votre smart home. Demain, les assistants vocaux permettront de piloter l’ensemble de vos objets connectés et ainsi anticiper les risques potentiels dans votre maison. L’avenir est aussi au développement de produits intégrant l’IA dès la conception, à l’image de la voiture autonome.

…à une véritable anticipation à partir du profil de chaque assuré

L’IA s’invite également dans les véhicules des particuliers : par exemple lorsqu’un conducteur transmet à son assureur les données relatives à sa conduite quotidienne grâce à un boîtier connecté installé dans sa voiture. L’IA devient alors un moyen pour l’assuré d’optimiser sa police d’assurance et c’est également un gain collectif à travers l’amélioration de la sécurité routière.

Mais c’est sans doute dans le deep learning, c’est-à-dire la capacité d’apprentissage de l’IA, que réside le plus fort potentiel d’innovation. En effet, le deep learning est ce qui permet à tout IA d’apprendre à partir de données et d’adapter ses réponses en fonction de celles-ci. Cet exemple peut être décliné dans de nombreux domaines : une meilleure alimentation à partir de l’analyse des commandes de courses en ligne, un coaching sportif personnalisé à partir des données récoltées sur l’activité physique quotidienne, etc.

Nous avons tous tendance à rechigner à faire des efforts lorsque nous avons l’impression de devoir suivre des conseils impersonnels ou trop éloignés de notre réalité. Mais lorsque ces recommandations s’inspirent de nos habitudes de vie et sont formulées par des interlocuteurs virtuels (agents conversationnels, coachs virtuels, Siri, etc.) aux capacités d’expression proches du langage humain, notre motivation change du tout au tout.

La confidentialité en question

Si les Français sont 80% à avoir le sentiment qu’elle s’est installée dans leur quotidien, ils sont aussi 64% à éprouver des sentiments négatifs – inquiétude, sentiment d’être dépassé, menace, agacement – vis-à-vis de l’IA d’après une enquête CSA.[1]

Comparant cette révolution technologique à internet, 70% des sondés estiment d’ailleurs que l’IA menace leur vie privée. Santé, transports, alimentation : l’IA profileuse suppose le stockage de millions de données nous concernant. La transparence et la confidentialité sont donc au cœur des préoccupations des assureurs qui misent sur l’IA pour améliorer leur offre, tout en sécurisant vos données.

Côté MAIF

L’usurpation d’identité et l’atteinte à l’image et à la vie privée notamment sur les réseaux sociaux sont couverts par le contrat Protection juridique Accès de la MAIF. Ce contrat prend en charge jusqu’à 20 000 € l’ensemble des démarches mises en oeuvre par nos juristes ainsi que les frais engagés avec notre accord, dont les frais de procédure.