Notre domicile, notre home sweet home c’est un peu une extension de soi-même. Nous y avons nos habitudes et nos repères. Chaque pièce recèle un morceau de notre vie. Notre foyer est souvent chargé de vie et de souvenirs. C’est ici que les enfants ont grandi, ici aussi que les amis nous retrouvent. Le voisinage est familier dans ce petit bout de monde privatisé. C’est un endroit que nous ne voulons pas quitter.

Aujourd’hui, la téléassistance nous offre la possibilité de rester chez nous en toute sérénité. Et nos proches, nous sachant en sécurité, sont rassurés. La technologie et les services ont considérablement progressé ces dernières années.

Arnaud BARAIS est responsable de Serena, filiale du Groupe Inter Mutuelles Assistance, spécialisée dans l’assistance aux personnes fragilisées. Il répond à quelques questions sur la téléassistance.

A qui est destiné ce type d’installation ?

Nos bénéficiaires sont surtout des personnes âgées de plus de 75 ans. La téléassistance peut s’adapter à différentes situations, même ponctuelles. J’ai en tête l’exemple d’une jeune fille handicapée qui a pu prendre un appartement toute seule et suivre des études. Ceci grâce au dispositif qui rassurait ses parents.

Il n’est pas toujours facile de persuader une personne de s’équiper. Quels mots suggérez-vous d’employer pour aborder habilement la situation ?

Oui c’est vrai, les prescripteurs, souvent des aidants proches comme les enfants, peuvent rencontrer des résistances de la part de leurs parents fragilisés. Je pense qu’il faut simplement présenter les choses en précisant que la téléassistance n’est pas une contrainte, une entrave mais au contraire un outil pour prolonger l’autonomie. C’est un accompagnateur de vie dans les situations d’urgence, d’inconfort voire d‘anxiété.

Qu’est-ce qui déclenche l’entrée dans la téléassistance ?

Le plus souvent, la décision fait suite à un événement vécu comme une alerte. Il peut s’agir d’une chute par exemple, qui révèle une fragilité sans remettre complètement l’autonomie en cause.

Une fois en place, comment la téléassistance est-elle utilisée ?

Le service a beaucoup évolué en 25 ans. Nous incitons les bénéficiaires à déclencher l’alarme pour accompagner toute sensation de fragilité. Il peut s’agir de lever un doute sur le dosage d’un médicament, faire face à une anxiété, se rassurer si on entend du bruit dans le jardin… Sans nouvelle des personnes pendant quatre à huit semaines, selon leur situation, nous effectuons des appels de convivialité pour prendre des nouvelles.

L’utilisation du service ne se cantonne pas aux interventions d’urgence…

Loin de là. Une urgence pour nous ne signifie pas uniquement « déclencher une action auprès des services d’urgence ou des réseaux de proximité ». Ces alarmes ne représentent qu’un appel sur cinq. Il ne s’agit pas d’envoyer les pompiers à chaque fois. Une panne de téléphone chez un bénéficiaire qui le met dans une situation d’isolement, est une urgence à traiter pour nous.

Qui sont les personnes à l’autre bout du fil. Comment sont-elles formées ?

Ce sont majoritairement des femmes, et toutes et tous ont une sensibilité sociale. Nous sommes organisés en plusieurs pôles : la gestion des urgences, le suivi des dossiers… Certains appels peuvent être accompagnés d’un médecin en double écoute ou non. Tout est modulable de façon à rassurer l’utilisateur et ses proches.

Un aidant peut-il facilement mettre le dispositif en place pour ses parents par exemple ?

Oui, pour plus de commodité nous pouvons distinguer le bénéficiaire et l’aidant et traiter directement avec les enfants, par exemple, pour une installation chez leurs parents.

Côté MAIF

Il est possible de s’abonner à Sérélia Téléassistance Tranquillité de la MAIF à partir de 24,90€/mois. Ce service à la personne ouvre droit à un crédit d’impôt de 50% si vous n’êtes pas imposable ou à une réduction d’impôt de 50% si vous êtes imposable.