Une experte des addictions, Mandy Saligari, a fait grand bruit en annonçant il y a quelques mois que « confier un smartphone ou une tablette à un enfant revient à lui donner une bouteille de vin ». Les mêmes zones du cerveau seraient stimulées par les drogues et les applications types réseau social et conduiraient à un état de dépendance comparable. Un like après un post, c’est une récompense à laquelle on s’accroche. Et il en faut toujours plus !

Tablette à l’école

Les outils numériques sont-ils des dangers pour les enfants ? Faut-il les en préserver, surtout à l’école ? Le sujet fait débat au sein même du corps enseignant. Barbara Lefebvre, professeure d’histoire et auteure de « Génération J’ai le droit » estime en substance que les enfants passent suffisamment de temps sur les écrans en dehors de l’école pour ne pas en rajouter pendant les temps d’enseignement.
Pourtant, le Plan numérique pour l’éducation, lancé en 2015, fait entrer les tablettes dans les salles de classes. Un investissement massif d’un milliard d’euros a permis d’équiper plus de 7000 établissements, collèges et écoles, La généralisation est en vue pour 2019. On y voit une longue liste d’avantages, parmi lesquels la motivation des enfants face à des outils ludiques et familiers, les possibilités d’interactions et de travail collaboratif, la dynamisation des méthodes pédagogiques. L’élève devient acteur et se prépare dans un contexte scolaire, cadré, au monde qui les attend.

Prévenir le cyberharcèlement

Le Plan prévoit un volet « Former des citoyens responsables et autonomes à l’ère du numérique ». Que l’école les adopte ou non, l’omniprésence des outils numériques dans la vie des enfants est désormais un fait social. Le rôle de l’éducation, des parents comme des enseignants, pourrait consister à apprendre à maîtriser et mesurer la pratique et prévenir la violence qu’ils sont susceptibles de générer. Le cyberharcèlement figure sur le côté sombre de la pièce numérique. Intimidation, rumeur, usurpation d’identité… les enfants sont particulièrement exposés à ces dérives.

L’interdiction du portable au collège

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale, a déclaré vouloir renforcer les mesures d’interdiction du portable dans l’enceinte des collèges et des écoles dès la rentrée 2018. Selon une étude du Crédoc, plus de huit adolescents sur dix possèdent un smartphone. Le phénomène massif est compliqué à réguler. Certains établissements envisagent de mettre en place des casiers fermés, des professeurs parviennent à se faire remettre les objets connectés au début du cours… Mais les mesures sont difficiles à généraliser. Des enseignants ont plutôt pris le parti de profiter de ces bijoux de technologies miniatures pour travailler : effectuer des recherches, faire des photos, se diriger en sortie … ils offrent tellement de possibilités.

Les outils personnels compensent parfois les défauts d’équipement des établissements. Une étude de la London school of Economy montre pourtant que les établissements scolaires dont les téléphones sont bannis obtenaient de meilleurs résultats. Et que l’interdiction profitait particulièrement aux élèves les plus en difficulté.

CÔTE MAIF

L’usurpation d’identité et l’atteinte à l’image et à la vie privée notamment sur les réseaux sociaux sont couverts par le contrat Protection juridique Accès de la MAIF. Ce contrat prend en charge jusqu’à 20 000 € l’ensemble des démarches mises en oeuvre par nos juristes ainsi que les frais engagés avec notre accord, dont les frais de procédure.