Aidant familial : une aide régulière et bénévole

Être aidant familial, c’est se mettre bénévolement au service d’une personne de sa famille, essentiellement un enfant malade ou un parent dépendant. L’aidant familial n’est pas un  professionnel de santé, du handicap ou de la dépendance.

L’aide est concrète et représente plusieurs heures de soutien par jour sur toute la semaine : toilette, habillage, soins de bien-être, ménage, lessive, courses, cuisine, loisirs, promenades. À cela s’ajoute une vigilance et une disponibilité en cas de besoin.

Les parents de jeunes et d’adultes handicapés sont souvent en activité et doivent apprendre à cumuler leur vie professionnelle et leur activité d’aidant. Les autres aidants sont des retraités qui assistent un conjoint dépendant, un parent ou un ami très âgé ou handicapé.

Aidant familial, une situation reconnue mais sans réel statut

La journée nationale des aidants instaurée en 2010 se déroule le 6 octobre de chaque année. L’existence des aidants est enfin reconnue par les principaux acteurs institutionnels et associatifs de ce secteur.

Avant l’instauration de cette journée, la loi de 2005 sur l’égalité des droits et des chances stipulait déjà que l’aidant est « une personne qui prend soin, sans rémunération, d’un membre de sa famille ou d’un ami choisi par la personne handicapée ».

Comme l’activité est bénévole, elle ne se déclare auprès d’aucune institution et ne repose sur aucune démarche administrative précise. C’est pourquoi il n’existe pas de vrai statut pour encadrer cette « activité ».

Les organismes à solliciter pour se faire accompagner

Le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) de sa commune ou la mairie sont souvent les premiers interlocuteurs des futurs aidants. La mission du CCAS est de fournir des informations pratiques sur les aides locales, les associations d’aidants de la région, les lieux de parole et de soutien.

Il donne aussi des pistes pour permettre à l’aidant de connaître ses droits, pour aménager son temps de travail, prendre un congé de présence parental ou de soutien familial, demander à bénéficier d’aides fiscales.

En fonction de sa ville et de son département, les Points Info Famille (PIF) peuvent apporter des  conseils sur les démarches administratives et orienter vers les interlocuteurs appropriés. Les Centres Locaux d’Information et de Coordination gérontologique, autrement dit les CLIC, remplissent les mêmes missions auprès des personnes âgées et de leur entourage.

En fonction de la situation de la personne aidée, d’autres organismes sont à la disposition des aidants : Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM), la Caisse d’Allocations Familiales (CAF), les conseils généraux.

Être aidé lorsque l’on est aidant

Trouver du soutien, bénéficier de périodes de repos, de temps pour soi… c’est ce que l’on appelle « le droit au répit » de l’aidant. L’aidant « place » la personne qu’il soutient pendant quelques jours ou quelques semaines. Cette période durant laquelle l’aidé va être accueilli en établissement ou en famille va permettre à l’aidant de retrouver de l’énergie, de s’occuper de lui-même sans culpabiliser.

L’accueil temporaire de jour, l’hébergement temporaire en établissement, les familles d’accueil temporaire, autant de solutions à envisager. Et pourquoi ne pas organiser un séjour de vacances avec l’aidé ? L’association Tourisme et Handicap propose cette solution.