La personne de confiance

La personne âgée peut désigner une personne de confiance pour l’assister et la conseiller lors de ses entretiens médicaux. Il peut s’agir du conjoint, d’un parent, d’un ami. Elle peut également communiquer à la personne choisie ses directives anticipées. Cette déclaration écrite précise les souhaits de la personne quant à sa fin de vie, et prévoit ainsi l’hypothèse où elle ne serait pas, à ce moment-là, en capacité d’exprimer sa volonté.

Le rôle de la personne de confiance évolue en fonction de l’état de santé du senior. Tant qu’il est capable de manifester sa volonté, la personne de confiance assiste et conseille, sans avoir le droit de le représenter ni de parler en son nom. Si les capacités mentales du senior se dégradent, la personne de confiance communique les directives anticipées. Elle est consultée en priorité pour arbitrer les décisions, avec la famille et les équipes médicales.

Bon à savoir

La désignation de la personne de confiance est réalisée par écrit. Le senior peut donc la révoquer et la remplacer à tout moment s’il souhaite désigner quelqu’un d’autre. Il lui suffit de rédiger une nouvelle déclaration, de la dater et de la signer. Lorsqu’il désigne une personne de confiance à l’occasion d’une admission à l’hôpital ou au cours d’une hospitalisation, la désignation n’est valable que pour cette période.

Pour aller à la banque

La personne âgée peut donner procuration à un proche pour réaliser toutes ses opérations bancaires à sa place. La procuration bancaire est un document officiel remis à la banque, dans lequel la personne âgée titulaire du compte désigne un mandataire. Celui-ci est autorisé à utiliser la carte bancaire, signer des chèques, opérer des virements, honorer les factures, retirer de l’argent liquide au distributeur. Toutes les opérations sont autorisées sur tous les comptes sauf sur le contrat d’assurance vie.

Besoin d’assistance à domicile

Si la personne âgée souhaite avoir une assistance 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, elle dispose de la téléassistance. C’est un dispositif d’alerte qui accélère une intervention chez elle à la suite d’un malaise, d’une chute, ou même d’un simple besoin d’être rassuré.

Concrètement, cela se traduit par une télécommande d’une portée de 50 à 80 m qui s’active en pressant un bouton, sans avoir à décrocher le téléphone. Le transmetteur est équipé d’un interphone par lequel un agent de surveillance peut entrer en contact avec le senior en difficulté. S’il juge l’intervention impérative il prévient, selon les situations, soit un proche désigné à l’avance, soit le médecin traitant, soit les équipes d’urgence (SAMU ou pompiers).

Le coût (location du matériel, abonnement, maintenance) se situe entre 30 € et 80 € par mois selon les formules. L’Aide Personnalisé d’Autonomie (APA) prévoit une aide financière si nécessaire. Une déduction ou un crédit d’impôt sont également envisageables en fonction du niveau de revenus de la personne âgée.

Le bilan d’autonomie

Pour suivre l’état de santé de la personne âgée et la progression de son éventuelle dépendance, son entourage dispose d’un outil simple de mesure de l’autonomie : la grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupe Iso-Ressources). Cette grille comporte 10 rubriques : cohérence, orientation, toilette, habillage, alimentation, élimination, transferts, déplacements intérieurs et extérieurs, communication à distance. Dans chacune il faut cocher au choix : A (bon), B (partiel) ou C (non). En fonction des résultats, la famille, les proches et/ou le médecin traitant choisissent des solutions pour s’adapter en permanence aux nouveaux besoins de la personne âgée.

Côté MAIF 

Le contrat corporel Praxis Solutions protège le parent âgé qui vit au foyer du sociétaire ou qui y séjourne temporairement en cas d’accident de la vie quotidienne. A condition qu’il ne soit pas déjà couvert par un autre contrat d’assurance des accidents de la vie.

Le dispositif de prise en charge est particulièrement orienté sur des aides pratiques. Des services d’aide à la personne sont proposés : aides à domicile, au déplacement, veille médicale ; pour une personne âgée de plus de 70 ans, le plafond des aides s’élève à 3 200€. Un soutien psychologique par téléphone ou en face à face peut être mis en place pour l’aidant comme pour l’aidé.

Le financement d’un congé de l’aidant peut être envisagé pour rester près de son parent. Des aides prévoient de faciliter l’indépendance de la victime ; par exemple l’intervention d’un ergothérapeute, d’un travailleur social, l’assistance d’une tierce personne, d’un service de téléassistance mais aussi l’aménagement du logement et du véhicule.