La domotique ou la télécommande à distance

La domotique désigne les équipements automatisés d’un logement. Grâce à elle, nul besoin de se déplacer pour s’en servir : il suffit d’actionner une télécommande ou de programmer un objet pour le rendre ensuite entièrement autonome. Pour certains équipements (lumière notamment), parler distinctement ou taper dans ses mains suffit à  les faire fonctionner.

Dans la maison, de plus en plus, l’équipement est télécommandable à distance, sans câble et sans déplacement. Exemple : les volets roulants électriques raccordés à un boîtier récepteur des commandes d’ouverture et de fermeture. A quoi s’ajoutent ce qu’on appelle les objets « intelligents » entièrement autonomes. Exemple : les lampes et les volets équipés de cellules photovoltaïques qui s’ouvrent et se ferment seuls, en fonction de l’intensité du jour.

Les capteurs et balises régulent la température, éclairent les pièces…

Autres systèmes intelligents au service de la personne âgée ou handicapée à son domicile : les capteurs et les balises. Placés dans des endroits stratégiques du logement, ils détectent les mouvements pour faciliter la vie : allumer un chemin lumineux au sol en direction des toilettes ou de la salle de bain, régler le chauffage et la lumière selon les déplacements d’une pièce à une autre, ouvrir et fermer les portes, les fenêtres, les volets ou encore mesurer la qualité de l’air.

Bracelets, montres pour déclencher une éventuelle alarme

Les objets « connectés » sont reliés à Internet. Ils peuvent être programmés et gérés à distance par un ordinateur ou une centrale (du type « box » comme pour la télévision par câble ou satellite). Chaque année des centaines d’objets connectés apparaissent sur le marché. Les objets connectés pour la maison déclenchent les appareils électroménagers, le chauffage, la lumière, l’arrosage du jardin, le verrouillage et le déverrouillage des portes. D’autres objets connectés comme une montre, un bracelet, un patch ou encore des semelles sont destinés au bien-être. Ils peuvent compter le nombre de pas, les calories brûlées, la distance parcourue, les longueurs de piscine ou mesurer son taux d’oxygène dans le sang pour les alpinistes notamment.

Parfois ils assurent également un suivi médical du rythme cardiaque, de la glycémie, du sommeil et donnent l’alarme en cas de problème. Dans ce cas, ils sont reliés à un système de téléassistance et transmettent leurs données à des médecins capables d’intervenir.

À noter : Des piluliers connectés sont programmés pour gérer les prises de médicaments jusqu’à une semaine. Eux aussi donnent l’alerte si le patient n’a pas pris son médicament : ils sont associés à un boîtier électronique qui mesure la prise des médications à distance.

Comment en profiter ?

Pour profiter de ces innovations, il y a deux options : s’installer dans une maison connectée ou faire installer de la domotique chez soi. Dans le premier cas la personne déménage dans une maison directement conçue avec de la domotique intégrée pour favoriser l’accessibilité, le confort et la sécurité. Ainsi, à Villeneuve d’Ascq dans le Nord un programme de 25 logements connectés est en projet.

L’autre possibilité est d’installer de la domotique chez soi, en réalisant des travaux de rénovation. Dans cette hypothèse on procède de façon classique : établir un diagnostic précis des besoins, chercher les équipements adaptés et les installateurs, réaliser des devis, trouver les financements, profiter des aides possibles selon les situations (ville, département, caisses de retraite, mutuelle, APA…).

A noter : Rappelons que certains frais d’aménagement des logements des personnes âgées ou handicapées sont déductibles des revenus imposables.