Des facteurs conjugués expliquent la réduction de la taille des ménages. On observe une augmentation du célibat. Selon l’INSEE, il a cru de 50% depuis le début des années 90. Près de dix millions de Français sont dans cette situation. Le vieillissement de la population n’explique pas ce constat à lui seul. Les jeunes s’installent en couple plus tardivement, pour cause d’allongement des études par exemple. Près de 20% d’entre eux optent pour l’habitat solo.

Plus tard, ce sont les séparations en cascade qui conduisent au célibat. On les estime à 250 000 par an. Plus d’une personne sur trois, âgée de 26 à 65 ans, a déjà connu une rupture, avec ou sans enfant. Dans la société du zapping, les amours font partie du programme. Deux familles sur dix sont monoparentales. Autre tendance forte, le « Living apart together » : elle concerne 10% des couples, ceux qui choisissent de ne pas mélanger leurs torchons et leurs serviettes. Le « chacun chez soi » permettrait de ne garder que les bons côtés de la relation, soustraction faite des contingences familiales.

Plus de besoins en logements

Ainsi, le nombre de ménages augmente (plus 10 millions entre 1990 et 2012), tandis que leur taille diminue (de 3,1 personnes en moyenne dans les années 60 à 2,3 aujourd’hui). Les conséquences ne sont pas neutres. Première d’entre elles, le besoin en logements est plus important. Les économistes se félicitent de ce constat propice à la croissance. Mais les observateurs favorables à une société plus économe sur le plan énergétique et la production de gaz à effet de serre notamment agitent le drapeau rouge. Car l’impact du mode de vie des ménages sur l’environnement est lourd.

L’extension de l’emprise des habitations – plus nombreuses et plus grandes – par exemple, l’élargissement des zones péri-urbaines, les déplacements supplémentaires générés… affectent la biodiversité.

Heureusement, la performance technologique suit

L’empreinte carbone des ménages a cru de 13% entre 1995 et 2016, selon le site officiel de l’information légale et administrative. Heureusement, les progrès technologiques parviennent à endiguer l’utilisation, le gaspillage parfois, des ressources naturelles et les nuisances écologiques. Les résultats notables en matière d’isolation des logements par exemple, ont permis de réduire la note globale de chauffage en France.

Les économiseurs d’eau, associés à l’augmentation du prix de « l’or bleu » obtiennent eux aussi de bons résultats. La pollution automobile globale en revanche, continue à augmenter. La consommation d’électricité aussi, parallèlement au taux d’équipement croissant des ménages. Bonne nouvelle du côté de la production de déchets ménagers qui aurait tendance à baisser, alors que le recyclage progresse. Les campagnes de sensibilisation et de responsabilisation obtiennent sans doute des résultats.