On l’appelle l’État providence. C’est le modèle que nous connaissons en France, celui par  lequel l’État intervient sur les plans économiques et sociaux. La Sécurité sociale, mise en place après la 2e Guerre Mondiale, a concrétisé ce principe. La « Sécu », nourrie par les cotisations des salariés et des entreprises, garantit tout un chacun contre les risques de la vie : maladie, accident, vieillesse…

En cas de décès, le capital versé aux descendants ou les indemnisations diverses, n’ont pas pour vocation la prise en charge financière des ayants-droits. Ils sont plutôt une aide ponctuelle pour accompagner la famille dans les moments douloureux.

Les situations ne sont pas uniformes, elles sont liées au statut professionnel du défunt (salarié, fonctionnaire, artisan ou commerçant indépendant) et du régime social associé.

Découvrez les prestations auxquelles vous avez droit dans notre infographie interactive.

Les autres aides des organismes

Les sommes versées sous forme de capital ne sont pas les seules ressources auxquelles les proches peuvent prétendre après le décès. S’il est âgé de 55 ans et plus, le conjoint peut bénéficier d’une partie de la retraite du défunt (54%). On parle alors de retraite de réversion. Elle est versée sous condition de ressources.

Il est également possible de percevoir une réversion de retraite complémentaire.

Toutes ces prestations ne sont pas versées automatiquement, il faut en faire la demande auprès des organismes. Concubins et partenaires de Pacs ne peuvent y prétendre.

Les conjoints de moins de 55 ans peuvent bénéficier d’une allocation de veuvage.

Des dispositions à renforcer

La dimension providentielle de l’État est en l’occurrence assez limitée. Seules, ces dispositions n’offrent pas de sécurité financière à très long terme aux descendants. C’est pourquoi il est nécessaire de connaître les dispositifs complémentaires comme l’assurance vie et l’assurance décès qui permettent de protéger au mieux sa famille.

Découvrez les 7 points clés qui expliquent leurs différences et leur complémentarité.