La personne âgée peut avoir besoin du recours à une tierce personne pour accomplir des actes ordinaires de la vie, comme se lever, se vêtir, se déplacer ou s’alimenter. Or, ce type de prestations coûte cher. Heureusement, les aides à domicile existent. Elles varient en fonction du statut professionnel de l’individu. Elles correspondent parfois à des aides temporaires et permettent, dans ces cas-là, de faciliter le retour à domicile après hospitalisation.

Des aides ménagères

Les artisans et les commerçants, comme les salariés, bénéficient d’une aide ménagère à domicile. Les conditions d’attribution et le montant des prestations sont en revanche différents. Pour les premiers, il faut avoir plus de 60 ans. La prise en charge s’exprime en nombre d’heures mensuel. Une participation financière peut rester à la charge du demandeur et varie de 1,96 euros à 14,16 euros par heure en fonction des ressources, pour une personne seule.

Pour les salariés, il faut être âgé d’au moins 65 ans, ou 60 ans si la personne est reconnue inapte au travail. Celle-ci ne doit pas déjà bénéficier de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA). L’aide-ménagère est prise en charge soit par le département au titre de l’aide sociale si les ressources mensuelles sont inférieures à 800 euros pour une personne seule ou à 1.242 euros pour un couple, soit par la caisse de retraite si les ressources mensuelles sont supérieures à ces montants. La caisse participe alors au paiement de l’aide ménagère à domicile à hauteur de 20,10 euros par jour ou 23 euros en cas d’intervention les dimanches et jours fériés.

Des aides de maintien à domicile

Les fonctionnaires qui ont besoin d’assistance peuvent également bénéficier à la retraite d’une aide de maintien à domicile, à condition d’être âgés d’au moins 55 ans. Cette aide n’est pas cumulable avec l’allocation personnalisée d’autonomie, ni avec les prestations sociales versées au titre du handicap, comme l’allocation pour adulte handicapé (AAH) ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Pour bénéficier de l’aide de maintien à domicile, les fonctionnaires retraités doivent disposer d’un revenu brut inférieur aux revenus plafonds fixés par arrêté. L’aide s’élève au maximum à 3.000 euros l’année.

Les artisans et commerçants peuvent eux-aussi percevoir une prestation temporaire de maintien à domicile, lorsqu’une situation menace temporairement leur autonomie, comme une maladie ou l’indisponibilité des membres de la famille qui les aident habituellement. Pour y accéder, la personne retraitée ne doit pas percevoir plus de 2.000 euros de ressources mensuelles si elle vit seule ou 2.885 euros si elle est en couple. L’aide est plafonnée à 1.430 euros par mois par bénéficiaire.

Une aide après hospitalisation

Quel que soit le statut professionnel, il existe une aide au retour à domicile après hospitalisation (ARDH). Il s’agit d’une prise en charge de la personne, particulièrement fragile pendant la période de convalescence après un passage dans un établissement de santé. Pour un salarié ou un fonctionnaire, cette aide peut atteindre 1 800 euros pour une durée de trois mois. Le montant de la participation financière de l’État dépend des ressources de la personne et, le cas échéant, de celles de son conjoint. Une contribution en fonction des ressources du foyer, située entre 10% et 73% des frais d’aide à domicile, peut être demandée.

Les fiches pratiques ci-dessous permettent de prendre connaissance de l’ensemble des modalités des prestations sociales versées dans le cadre de l’aide à domicile.