Comme les pays voisins

Depuis la rentrée 2014, toutes les écoles publiques françaises appliquent la semaine de 4,5 jours de travail, dont cinq matinées. La France recolle ainsi à la moyenne des 34 pays de l’OCDE, avec 180 jours de classe par an (contre 144 avant). Le nombre d’heures de cours hebdomadaire reste le même : 24 heures.

Les effets recherchés par la réforme sont : des journées allégées, des semaines mieux rythmées, des années moins tassées. Les nouveaux rythmes offrent aussi une meilleure répartition des heures d’enseignement des matières fondamentales. Les matinées – pic d’attention des élèves – sont consacrées aux apprentissages du français et des mathématiques.
Les emplois du temps repensés permettraient par ailleurs un enseignement moins verticalisé, plus varié, ouvert sur l’extérieur. Résultat d’une meilleure imbrication des temps scolaire et périscolaire.

Maintenant il y a le texte, l’intention et puis la réalité du terrain éprouvée depuis deux ans. Même si selon un rapport de l’inspection générale de l’Education nationale « il paraît irréaliste de dresser aujourd’hui un bilan des effets de la réforme », le point deux ans après sa mise en place.

Les rythmes en question

Il y a ceux qui constatent plus de fatigue chez leurs enfants et ceux qui se félicitent de ces rythmes mieux adaptés aux apprentissages… Les avis divergent selon que l’on se trouve d’un côté ou de l’autre de la grille de l’école, enseignant ou parent (voir article ci-dessous dans la rubrique « Pour aller plus loin »).

Une réforme du périscolaire

Les nouvelles activités périscolaires sont venues compléter les journées d’école. Certains y voient du temps gaspillé, des sources d’inégalités ; d’autres au contraire un parfait complément de l’enseignement initial, une chance supplémentaire de réussite (voir article ci-dessous dans la rubrique « Pour aller plus loin »).

Des coûts, des aides, des inégalités ?

Une telle réforme de l’éducation ne se fait pas sans lignes budgétaires supplémentaires. De l’Etat aux parents, en passant par les communes, tout le monde est mis à contribution. Ces coûts supplémentaires sont-ils le terreau qui met à mal l’idéal républicain d’égalité des chances à l’école (voir article ci-dessous dans la rubrique « Pour aller plus loin »)