La semaine d’école, toujours composée de 24 heures de cours mais réparties sur 4,5 jours, a donc libéré du temps pour les activités périphériques complémentaires dites « périscolaires ». Elles peuvent se tenir pendant la pause méridienne – d’1h30 minimum désormais – et l’après-midi après la classe, à partir de 15h45.

C’est sans doute la partie émergée de la réforme. Celle qui impacte directement les familles car située à l’extrémité de la journée d’école. « Plutôt qu’une réforme scolaire, il s’agit davantage d’une réforme des activités périscolaires des communes », regrette la chronobiologiste Claire Leconte (Le Parisien).

Ecole à deux vitesses

L’étude de l’Union nationale des associations familiales (Unaf) montre le caractère inégalitaire de la qualité de ces enseignements périphériques. Selon son lieu d’habitation, sa situation sociale, les accès aux activités et leur qualité diffèrent. Le sentiment d’une école à deux vitesses s’installe.

Un fossé se creuserait entre ceux qui ont la chance de vivre dans une commune qui a les ressources et les autres. C’est ce que souligne Michel Fourcade (PS), le maire de Pierrefitte-sur-Seine (93), qui affirme notamment avoir du mal à attirer des animateurs dûment formés.

Les communes en mouvement

La mission, menée par la sénatrice socialiste Françoise Cartron en milieu rural, tempère quelque peu ces griefs. Il semblerait que la réforme ait libéré les initiatives, mobilisé les énergies. Les communes, pour qui l’école est une question de survie démographique, s’emploient pour proposer des activités intéressantes qui font par exemple écho à l’identité de leur territoire.

Une école plus ouverte

Du côté du ministère on se veut évidemment positif, arguant d’une collaboration vertueuse entre les diverses parties prenantes. « La réforme favorise la conception et la conduite d’une action éducatrice prenant en compte le temps de l’enfant dans sa globalité », lit-on sur le site gouvernemental.
Dans le cadre des Projets éducatifs territoriaux (PEDT), construits par 90% des communes, l’école se décloisonne. « Ils permettent l’intervention de plusieurs acteurs éducatifs, la désanctuarisation de l’école, la mise en œuvre d’une intelligence collective », comme le souligne Olivier Caremelle sur le site Educavox.