La perte de la coupure du mercredi a du mal à passer chez certains parents. Mettre le réveil pour leurs petits cinq matinées d’affilée n’est pas du goût de tous. «Mon enfant est bien plus fatigué qu’avant», entend-on à la sortie de nombreuses écoles.

La fatigue est une donnée complexe à vérifier scientifiquement. Une étude a été conduite à Arras par l’Observatoire des rythmes auprès de 300 élèves. Elle rapporte que les journées d’école plus morcelées, les siestes tronquées dans les maternelles généreraient fatigue et énervement dans les rangs.

Néanmoins, le chronopsychologue François Testu – s’appuyant sur des tests menés autour de l’attention – souligne que la réforme n’a pas perturbé les rythmes biologiques de l’enfant (source Le Monde).

Impacts familiaux

Une enquête de l’Union nationale des associations familiales (UNAF) rapporte quant à elle qu’une majorité des parents estime que la réforme a eu un impact négatif sur le bien être des enfants. En cause, les changements dans l’organisation familiale au sens large : organisation des activités extra scolaires, obligation d’adapter les horaires de travail, mise en place de la garde des enfants, poids supplémentaire sur le budget…

Conséquence directe de ces problèmes d’adaptation, pointée par un rapport de l’inspection générale de l’éducation nationale  : la montée inquiétante des taux d’absentéisme à l’école, surtout le samedi matin. Dans certaines régions, ils atteignent jusqu’à 50% des effectifs. « Une augmentation de l’absentéisme, si elle se confirmait, qui serait de nature à remettre en cause l’intérêt pédagogique de la réforme » (source Le Monde).

Des élèves qui apprennent mieux

Par ailleurs, l’inspection générale pointe aussi le surcroît d’importance donné aux disciplines dites fondamentales, le français et les mathématiques, au détriment des autres : arts, sports, sciences.

En regard, le monde enseignant, lui, plébiscite largement cette cinquième matinée hebdomadaire. « On avance plus rapidement dans le programme, avec autant d’heures de cours. » Selon le site du ministère, le but initial recherché par la réforme est atteint : les savoirs fondamentaux sont plus facilement intégrés car dispensés à des heures plus favorables. « Depuis qu’on applique les nouveaux rythmes, on n’a moins l’impression de bousculer les élèves », témoigne une directrice d’école.