Une équation casse-tête tant pour les établissements et les territoires que pour les parents dont l’organisation est de nouveau chamboulée. Pourquoi et pour quels résultats ? Après la parution, le 28 juin dernier, d’un décret permettant de changer de rythmes scolaires, près d’un tiers des écoles primaires ont choisi de revoir leur copie en urgence pour la rentrée 2017-2018.

Économies budgétaires

Les communes en milieu rural ont majoritairement fait le choix du retour à la semaine de quatre jours, notamment pour des raisons d’économies budgétaires sur fond d’incertitude autour du maintien des subventions de l’État aux collectivités. La mise en place des Temps d’Activités Périscolaires (TAP) représentait en effet une charge importante.

Rythme de l’enfant et pédagogie

Du côté des enseignants, selon une consultation menée au printemps par le SNUipp leur syndicat majoritaire, huit instituteurs sur dix préféraient en finir avec la réforme, n’ayant pas constaté de bénéfices probants pour l’apprentissage des élèves.

Du point de vue biologique, si des études scientifiques ont évalué les différences d’attention et de capacité d’apprentissage des enfants selon les moments de la journée, il n’a pas encore été prouvé qu’il existait une répartition hebdomadaire « idéale » des temps d’apprentissages. Une chose est sûre : l’emploi du temps des élèves français est l’un des plus resserrés d’Europe, avec 162 jours d’école par an (144 avec la semaine de 4 jours) versus 190 jours en moyenne.