En trente ans, la proportion des familles mono-parentales a augmenté de près de 80% (selon la Drees, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques). Aujourd’hui en France, deux familles sur dix sont dans cette situation. Sans nier les difficultés qui se présentent lorsque l’on est parent isolé, on peut choisir de regarder le verre à moitié plein et profiter des soutiens qui se présentent.

S’accorder du temps quand on est parent isolé

S’arroger le droit de prendre soin de soi, c’est aussi se donner des chances d’être un parent plus serein. Le site magicmaman.com est prolixe sur le sujet. Il conseille par exemple de chercher à optimiser au maximum les moments personnels, quitte à s’en créer de nouveaux, dans les brèches de l’emploi du temps : au petit matin, lors de la pause déjeuner…

Car le premier écueil est celui du temps. Lorsque l’on doit s’occuper tout seul de ses enfants et de soi-même, l’organisation quotidienne devient vite un sacerdoce. En outre, nombreuses sont les personnes à nourrir un complexe dès lors qu’elles osent s’occuper un peu d’elles-mêmes plutôt que de se consacrer totalement à leur progéniture. On finit donc par s’oublier.

Mono-parentalité et vie sociale

Élever ses enfants seul(e) ne doit pas signifier la fin de la vie sociale. Les outils numériques sont d’un grand secours et pas seulement pour les rencontres amoureuses. Une plateforme comme Onvasortir.com est plus orientée sur le réseau amical, le partage par centres d’intérêts.

Et quand on n’a pas de baby sitter ? Nombre d’établissements s’adaptent à ce nouveau style de vie « solo ». Les bars et les boîtes de nuit peut-être pas, mais on trouve des restaurants, des salles de gym dits « kids friendly », conçus pour l’accueil de vos petits pendant que vous « faites votre vie » juste à côté.

Dédramatiser la garde alternée

L’être humain est chargé de contradictions. Quand on ne se plaint pas de ne pas avoir assez de temps, on souffre d’en avoir trop. Si la garde alternée offre la perspective de grandes plages de disponibilités, lorsque l’on prépare le sac de la semaine chez l’autre parent, c’est souvent le blues qui s’installe. Pour faciliter la vie des familles dans cette situation, le site 2houses.com présente un environnement convivial et ludique afin d’organiser et dédramatiser la situation.

Inégalités sociales et aides financières

Même si la loi prévoit le versement d’une pension alimentaire, les inégalités persistent. Après séparation, le niveau de vie des hommes baisserait de 3% contre 20% chez les femmes ! De plus, selon l’Observatoire des inégalités, les mères isolées sont deux fois plus exposées au chômage que l’ensemble des femmes. Elles sont plus jeunes, souvent moins formées, en situation de précarité à tous les niveaux. La société s’organise pour pallier les difficultés. Un site comme parents-solos-compagnie.org est riche d’infos et contribue à rompre l’isolement. Côté finances, la Caisse d’allocations familiales consent à des aides pour les familles mono-parentales, Pôle emploi verse une aide à la garde d’enfant, des collectivités accordent une aide au logement…

Côté MAIF 

Pour ne pas être démuni face aux coups durs comme un accident ou un décès, des réponses MAIF existent.

Le contrat corporel Praxis Solutions propose des solutions quand le parent est immobilisé à la suite d’un accident ou quand il s’agit de l’enfant. Des prestations s’adaptent en fonction des besoins. Garde de l’enfant qui doit rester à son domicile ou accompagnement à l’école si le parent se trouve dans l’impossibilité de l’emmener. Complément de revenus, frais restants suite à hospitalisation ou frais médicaux sont pris en charge dans le cadre de ce contrat.

En cas de décès du parent, le contrat d’assurance décès Rassurcap Solutions verse un capital ou une rente jusqu’aux 26 ans de l’enfant pour assurer son éducation et ses études supérieures (ex 7€/mois pour un capital de 50 000€ pour une personne âgée de 35 ans).