La pratique des stages encadrée

1,6 millions de jeunes font des stages en entreprise dans le cadre de leurs parcours scolaire ou universitaire. Leurs droits ont été définis précisément par la loi du 10 juillet 2014 et ils bénéficient depuis d’un statut voisin de celui des salariés, lorsque  le stage :

  • est prévu par leur cursus,
  • comporte au moins 200 heures d’enseignement pédagogiques,
  • fait l’objet d’une convention de stage entre l’entreprise, l’établissement et l’étudiant. La convention définit les compétences à acquérir ou à développer par l’étudiant. Un salarié de l’entreprise, désigné comme tuteur, accompagne l’étudiant tout au long du stage et veille au respect des objectifs fixés dans ce document.

À savoir :

L’entreprise ne peut confier un poste régulier à un stagiaire (remplacement d’un employé absent…) et la durée du stage est limitée à 6 mois.

La gratification et autres avantages du stagiaire

Pour tout stage d’au moins 2 mois (avec une convention signée entre le 1er septembre et le 31 décembre 2015) le jeune bénéficie d’une gratification égale ou supérieure à 3,60 €/heure de présence dans l’entreprise. Ainsi, un stage de 10 semaines à temps plein (35 heures hebdomadaires), est rétribué au minimum à 1 260 €.

Le stagiaire a également accès :

  • au restaurant d’entreprise (ou aux titres-restaurants),
  • au remboursement de la moitié de ses frais de transport,
  • aux activités sociales ou culturelles du comité d’entreprise.

Le stage peut compter pour la retraite

Depuis le 15 mars 2015, les périodes de stages accomplies peuvent permettre de racheter jusqu’à 2 trimestres de cotisation pour la retraite. Pour cela, elles doivent faire partie d’un cursus de l’enseignement supérieur, être rémunérées et avoir fait l’objet d’une convention de stage.

2 mois de stage permettent de racheter 1 trimestre au prix de 380,40 € en 2015. Pour en bénéficier, il convient d’adresser sa demande à sa Caisse d’Assurance Retraite et de Santé Au Travail (Carsat) dans le délai maximum de 2 années suivant la fin du stage.

Pourquoi pas un stage à l’étranger ?

Les stages à l’étranger sont de plus en plus souvent intégrés dans le cursus des écoles de commerce et d’ingénieurs. Les associations des élèves, ou l’établissement lui-même, apportent soutien technique et conseils pratiques pour la réalisation du projet.

Certains dispositifs permettent d’acquérir une expérience professionnelle à l’étranger. Par exemple :

  • Le Programme Vacances-Travail (PVT). Un visa simplifié permet de s’expatrier et de travailler pendant un an dans certains pays. Les destinations couvertes sont : le Canada, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Corée du Sud, l’Argentine. Pour en savoir plus : pvtistes.net/le-pvt/.
  • Le Volontariat International en Administration (VIA) permet à des jeunes de 18 à 28 ans, étudiants, diplômé ou demandeurs d’emploi, d’effectuer une mission au sein d’une administration implantée à l’étranger (ambassade, consulat français…) pour une durée de 6 à 24 mois.
  • Le Volontariat International en Entreprise (VIE) est l’équivalent du VIA dans une entreprise privée française implantée à l’étranger.

À savoir :

Pour postuler aux offres de VIA ou de VIE, il est nécessaire de s’inscrire sur le site civiweb.com.

Côté MAIF

Le contrat habitation Raqvam de la MAIF protège les enfants des assurés s’ils font un stage dans le cadre de leurs études. Le rapatriement en cas d’accident ou de maladie est inclus même à l’étranger.

En raison du coût des études supérieures, la MAIF a prévu dans son contrat d’assurance corporelle Praxis Solutions, le versement d’une indemnité à l’étudiant qui a dû interrompre ses études à la suite d’un accident de la vie courante.