On estime à plus d’1,3 million le nombre d’associations dans notre pays. Chaque année, plus de 35 000 nouvelles structures deviennent réellement actives. Les Français exercent passionnément le droit fondamental de se réunir, de mener des projets d’intérêt général, d’exercer leur liberté de conscience.

Souplesse et réactivité des associations

Les associations jouent un rôle majeur dans l’animation des territoires, la cohésion sociale et la vie démocratique. Leurs objectifs sont très divers. Selon l’INSEE, les premiers domaines d’activités sont le sport (24%), les loisirs (22%), la culture (18%), la défense de droit et de causes (17%). L’action humanitaire, la formation, la santé… viennent ensuite. Plus souples que l’administration ou même que les entreprises du secteur privé, les associations sont très actives dans les réponses à apporter aux mutations de la société.

Le bénévole, ressource essentielle

Plus de 21 millions de Français sont membres d’au moins une association – soit un sur trois – dont 16 millions de bénévoles actifs. Ils sont, nous sommes, la précieuse ressource du secteur. Combien d’événements ne reposent que sur la bonne volonté de ces acteurs non rémunérés, mus par les plaisirs de l’engagement et du partage ? Dans son guide pratique associations, la MAIF affirme que – contrairement aux idées reçues – le bénévolat est une valeur en hausse dans notre pays. Des ressorts parfois très individuels, comme se sentir actif, sortir de l’isolement, apprendre et découvrir pour soi-même, profitent en écho à des actions efficaces qui améliorent la marche du monde.

Emplois et associations

Une autre idée erronée cantonnerait les associations dans leur rôle d’activités de loisirs, sans autre enjeu que de passer du bon temps. Elles pèsent au contraire véritablement sur l’environnement économique. Selon l’INSEE, 12% des associations, soit 170 000, emploient des personnes. Le secteur compte 1,8 million de salariés, soit 7% de l’ensemble des employés français.

Le salariat associatif connaît actuellement un développement plus rapide que dans le privé. Notamment parce que les structures concernées interviennent dans le domaine des services, très en phase avec l’évolution de notre société. 60% des employés associatifs exercent dans le social, le médico-social et la santé. Les secteurs de l’humanitaire, de l’insertion ou de la formation sont également d’importants pourvoyeurs de postes.

S’associer, c’est facile

La loi 1901 est l’un des textes le plus cité du pays. On le doit à Pierre Waldeck-Rousseau, alors président du Conseil et Ministre de l’Intérieur et des Cultes. Sa portée est considérable quant à l’exercice de la liberté citoyenne. Son esprit est régit par deux conditions : l’association doit impliquer deux personnes au moins et ne doit pas avoir pour finalité de partager des bénéfices.

La simplicité des démarches à accomplir contribue à son succès. Elles consistent en la signature d’un contrat, qui présente a minima le nom de la structure, son objet, l’adresse de son siège social… C’est tout.

Faire vivre son association

L’association doit néanmoins répondre à quelques obligations. Sa simplicité de fonctionnement ne l’exonère pas d’un suivi rigoureux. Les dirigeants sont tenus d’organiser régulièrement des conseils d’administration et des assemblées générales, si les effectifs le permettent. Au niveau déclaratif, il faut par exemple faire part de la modification du bureau (président, trésorier, secrétaire). Dès lors qu’elle reçoit du public, utilise des œuvres originales… la structure est soumise aux règles et lois prévues en la matière.

Une comptabilité rigoureuse

Pour faire vivre une association dans les meilleures conditions, il faut connaître son environnement juridique, ses devoirs et droits. Les responsables ont, par exemple, tout intérêt à savoir qu’il est possible d’obtenir le remboursement des frais (achat, repas, déplacement…) pour ses bénévoles.

Subventions, produits de ventes, dons privés, adhésions… les ressources sont multiples. Les dirigeants doivent veiller à la tenue d’une comptabilité sérieuse, qui permet de répondre à toute demande éventuelle des autorités, offre une vision claire du fonctionnement de la structure et garantit des rapports démocratiques avec l’ensemble des membres. Le président est garant devant la loi de la saine gestion des comptes.

A propos des assurances

Les associations qui exercent dans certains secteurs sensibles comme le sport, l’accueil de mineurs, les voyages… sont dans l’obligation de souscrire une responsabilité civile pour couvrir les dommages causés par un de ses membres à une tierce personne dans le cadre de ses activités. Certaines collectivités conditionnent même le versement de subvention à la souscription d’une assurance.

Un contrat peut également couvrir les risques encourus par les biens de l’association : locaux, véhicules… Les bénévoles peuvent également être couverts pour des dommages qu’ils subiraient dans le cadre de leurs activités associatives.

Côté MAIF 

L’assurance protège toute personne qui pratique une activité physique ainsi que tous les membres d’une association : dirigeants, salariés, adhérents et participants, mêmes occasionnels.

On peut se blesser lorsqu’on pratique une activité physique dans une association : dans ce cas, on est soi-même responsable. Avec l’assurance corporelle Praxis Solutions, vous êtes couvert, vous et tous les membres de votre famille quelle que soit l’activité des uns et des autres : physique bien entendu, mais aussi domestique, sociale, scolaire. L’activité peut être ponctuelle ou récurrente, en club ou en dehors du club.

Pour protéger tous les membres d’une association, la MAIF propose une assurance comportant des garanties pour les risques du quotidien mais aussi des garanties supplémentaires en fonction des besoins spécifiques de l’association.