Ne partez pas n’importe où !

Tous les terrains ne se valent pas. Encore moins en situation de mobilité réduite. Vous devez donc au préalable choisir votre destination en tenant compte de votre handicap, même temporaire, et de l’accessibilité des lieux que vous avez prévu de visiter. À commencer par le relief lui-même : une ville comme Lisbonne, toute en verticalité, se révélera ainsi plus compliquée à parcourir qu’une ville comme Amsterdam, à la plate géographie. Il en va de même pour les sites et les établissements que vous comptez fréquenter, en vous assurant qu’ils disposent des infrastructures nécessaires pour vous accueillir. Pour vous aider dans l’identification des différents lieux, des plateformes collaboratives (Jaccede) ou des applications (It’s Accessible), proposent un catalogue régulièrement et gratuitement mis à jour.

La même vigilance prévaut également en matière de logement. La plupart sont équipés pour les voyageurs à mobilité réduite et certains organismes, comme Gîtes de France, disposent même d’un label « Tourisme et Handicap ». Cependant et dans tous les cas, contactez l’établissement pour un aménagement optimal avant votre arrivée (accès, chambre, accompagnant), en ayant pris soin de bien identifier vos besoins.

Déplacez-vous autrement

Mobilité réduite ne veut pas dire absence de mobilité : il vous faut simplement préparer vos déplacements en amont. Au moment du départ, vous pouvez ainsi vous appuyer sur l’assistance offerte en gare ou en aéroport. Pour cela, il convient de signaler sa situation 48 heures à l’avance pour bénéficier d’un accompagnement avant et après l’embarquement, voire d’une assistance à bord. Un formulaire médical à remplir, type Incad ou Medif, peut vous être demandé. Il est également possible de bénéficier d’une prise en charge depuis le domicile avec un accompagnateur mandaté par le transporteur (service payant à la SNCF) ou par votre assureur, selon votre contrat.

Sur place, il faudra vous informer de l’accessibilité des transports urbains. La plupart des grandes villes la garantissent mais certaines régions en sont encore dépourvues. Là encore, tracez votre parcours en vérifiant bien chaque étape (stations, quais, flotte). Et si votre état ne vous empêche pas de conduire vous-même un véhicule adapté, la meilleure solution est encore de faire appel à des services entre particuliers (Wheeliz par exemple), les loueurs professionnels ayant encore une offre relativement faible.

Quel que soit votre mode de transport, ne partez pas seul et appuyez-vous sur un proche : dans certains cas, celui-ci peut même voyager gratuitement en qualité d’accompagnant (sur les trajets de plus de 250km en car par exemple).

Restez équipés en toutes circonstances

Dans votre préparation, vous devez également intégrer tous les indispensables de votre protection, qu’ils soient matériels ou administratifs. Un échange avec le médecin sur la faisabilité du voyage, le traitement à emporter ou encore les équipements nécessaires (béquilles, atèles, etc.). Renseignez-vous auprès de la sécurité sociale pour disposer d’une carte européenne d’assurance maladie et du maintien de la couverture à l’étranger. Rapprochez-vous enfin de votre assureur pour une assurance voyage et une assistance aux personnes garantissant une prise en charge médicale rapide, systématique et un rapatriement d’urgence.

COTE MAIF

Avec le contrat Praxis Solutions de la MAIF, le voyageur bénéficie d’un rapatriement en cas d’accident corporel ou de maladie en France comme à l’étranger. Les frais médicaux et d’hospitalisation engagés sur place sont pris en charge à concurrence de 80 000€ (sous réserve que le bénéficiaire ait la qualité d’assuré auprès d’un organisme d’assurance maladie).

Le contrat prévoit une organisation et la prise en charge du transport aller-retour d’un proche lorsque le voyageur, blessé ou malade, n’est pas transportable. De plus, une indemnité d’hébergement est versée au proche.