L’INSEE projette un allongement continu de l’espérance de vie d’ici à 2060. Cette année-là, elle devrait être de 86 ans pour les hommes et 91,1 ans pour les femmes (source INSEE). Avec l’âge, certaines personnes sont fragilisées et isolées.

Une population vieillissante

Pour les personnes âgées qui vivent seules, la perte d’autonomie peut être problématique. Avant d’envisager la maison de retraite, l’intervention d’une aide à domicile peut les aider à vivre chez elles en sécurité. Mais, financièrement et psychologiquement, cette solution n’est pas toujours facile à accepter. Pour permettre à une personne devenant dépendante de rester chez elle, il lui est avant tout nécessaire de disposer d’un logement sûr, adapté et accessible.

D’où la nécessité parfois de procéder à l’adaptation du logement et de l’environnement immédiat pour réussir le  maintien à domicile. Rappelons qu’en France, les chutes représentent 82% des causes d’accidents de la vie courante chez les personnes de plus de 65 ans ; et les chutes graves entraînent environ 4 800 décès par an.

Cela concerne particulièrement les personnes qui sont restées plus de trois heures immobilisées au sol avant que quelqu’un ne leur porte secours. Pour éviter ces situations dramatiques, des appareils d’alerte peuvent répondre au besoin d’assistance des personnes fragiles. Peut-être un début de solution ?

Les signes de la perte d’autonomie

Avec l’âge, les personnes vieillissantes perdent la force musculaire et le sens de l’équilibre. Difficultés à se lever et trébuchements sont des signes d’alerte. La vigilance est donc de mise : il faut se munir d’une canne et enlever tous les obstacles facteurs de chute dans la maison.

Changement des habitudes alimentaires

Si une personne âgée a du mal à faire ses courses, à cuisiner, si elle ne mange plus ou à n’importe quelle heure, des mesures sont à envisager: portage des repas à domicile, aide pour les courses…

Diminution de l’hygiène

L’assistance d’une aide à domicile peut s’avérer nécessaire si des douleurs musculaires et articulaires surviennent, ou si une altération de la vision perturbent la toilette quotidienne.

Problèmes de mémoire, altérations de l’humeur et du comportement

Certains troubles légers de la mémoire peuvent avoir pour origine une baisse de l’ouïe ou de la vue, et entraver la perception des informations et les souvenirs. La situation devient préoccupante lorsqu’une personne ne reconnaît plus un proche, perd la notion du temps et des lieux, devient agressive ou dépressive. L’intervention du médecin traitant s’avère alors nécessaire : il s’agit peut-être d’un signe de maladie dégénérative. La grille nationale AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupes Iso-Ressources), très utilisée en France, permet d’évaluer l’état d’une personne en s’appuyant sur l’observation d’une dizaine d’activités qu’elle est capable ou non d’accomplir seule : toilette, habillage, alimentation, déplacement, communication…  

Vieillissement n’est pas nécessairement synonyme de perte d’autonomie

Du fait des caractéristiques physiologiques induites par le vieillissement, les actes les plus quotidiens facilement effectués autrefois peuvent devenir, sinon insurmontables, du moins dangereux. Monter sur un escabeau, se saisir d’une charge lourde ou, tout simplement se laver peut non seulement poser des difficultés mais aussi avoir des conséquences irrémédiables sur l’autonomie. 40% des séniors subissant une simple chute perdent ainsi définitivement leur autonomie et finissent de vieillir en institution spécialisée. Adapter son cadre de vie au quotidien permet de faciliter ses déplacements et de limiter les situations périlleuses. Repenser l’aménagement de son logement peut être une solution.

Outre l’aménagement de son environnement, comment limiter les risques de chute ?

La chute n’est pas une fatalité. Elle peut être anticipée grâce à un suivi médical régulier et une bonne hygiène de vie. Ainsi, une alimentation équilibrée et riche en calcium peut contribuer à limiter le surpoids et à renforcer les os. La pratique d’une activité physique adaptée permet de conserver ses capacités cardiorespiratoires et musculaires, le sens de l’équilibre et la souplesse.

Comment se sentir en sécurité chez soi, même seul ?

L’admission en maison de retraite se fait désormais de plus en plus tard, pour des personnes de moins en moins valides. Preuve que d’autres solutions existent.

Aujourd’hui, le maintien à domicile pour les séniors en perte d’autonomie est de plus en plus facilité. Ceci notamment grâce à la téléassistance (ou téléalarme). Ce système permet aux personnes de vivre en sécurité à domicile et en même temps, de rassurer les proches. Au moindre problème, il suffit d’actionner le bouton du médaillon ou du bracelet pour entrer en relation avec une centrale d’écoute où des salariés assurent des permanences 24/24h et 7/7j.

En cas de chute, par exemple, une intervention rapide permet de diminuer les conséquences tant physiques que psychologiques d’une immobilisation prolongée au sol : perte de confiance en soi, peur de rechuter. Au quotidien, cette technologie permet d’apporter soutien et réconfort aux personnes.