Assurer son prêt immobilier

Lors de l’achat d’une maison, quand un crédit immobilier est contracté, l’assurance emprunteur est quasi obligatoire. Mais qu’est-ce que c’est l’assurance emprunteur ? C’est une assurance temporaire, limitée à la durée du crédit : elle garantit son remboursement en cas de décès : elle représente donc une sécurité pour l’emprunteur et sa famille, c’est aussi une sécurité pour les banques.

Comment ça marche ?

Si le prêt est établi au nom de plusieurs personnes (co-emprunteurs), la part du capital assurée pour chacun (la quotité) doit être précisée à l’assureur. Cette part est déterminée en fonction de la capacité financière de chacun à rembourser le crédit si l’un ou l’autre décédait.

Par exemple, pour deux co-emprunteurs, 2 possibilités :

  • soit chacun assure la totalité du capital. Si l’un des co-emprunteurs décède, l’assureur remboursera à l’organisme de crédit la totalité du capital restant dû;
  • soit l’un et l’autre s’assurent pour une partie du capital. Si chacun des co-emprunteurs est assuré à hauteur de 50%, en cas de décès de l’un d’entre eux, l’assureur règlera à l’organisme de crédit la moitié du capital restant dû ; il restera donc encore 50% du bien à rembourser.

Assurer les autres charges du foyer

Le volet immobilier représente une part importante du budget familial. Mais il est loin d’être le seul poste de dépenses du foyer. Chaque année, d’autres charges fixes incompressibles devront être réglées : factures d’énergie, alimentation, téléphone, vêtements. Sans oublier les frais d’études des enfants, les divers emprunts ou crédits à la consommation… En cas de décès, comment faire sans les revenus du défunt ? Les économies, le patrimoine, suffiront-ils pour compenser ? Faut-il tout vendre, déménager, changer de vie dans l’urgence ?

Il existe une autre assurance décès. Celle-ci n’est pas accolée à un crédit, elle a pour objectif de couvrir les charges autres que le crédit immobilier. Ici, l’objectif est de pallier à l’ensemble des conséquences financières d’un décès en prenant en compte la situation familiale (l’âge des enfants, le revenu du conjoint restant, sa situation professionnelle …).

Comment fonctionne, concrètement, l’assurance décès ?

Il s’agit de verser une cotisation mensuelle ou annuelle. Si le décès intervient pendant la durée du contrat, une somme fixée à l’avance est transmise aux bénéficiaires. Par exemple, avec le contrat d’assurance décès MAIF, une personne de 35 ans avec un capital de 50 000€ verse une cotisation d’environ 7€ par mois.

Avantage notoire : le capital est exonéré de fiscalité et de droits de succession.