En plus du chagrin, elle doit faire face à de nombreuses démarches. Bien souvent, elle se retrouve confrontée à des difficultés, d’ordre financier notamment.

En effet, durant l’année qui suit le décès, les charges du foyer restent les mêmes : logement, factures, impôts… Le salaire du conjoint survivant peut parfois suffire à régler les charges du foyer. Quand le conjoint disparu disposait du salaire le plus important du couple, le conjoint survivant devra affronter de sérieuses difficultés économiques. Certains choix seront à faire : vendre le logement, chercher une autre habitation, déménager… Si aucune disposition n’a été prise pour faire face au décès, le niveau de vie du foyer risque d’être nettement diminué.

La prise en charge des pouvoirs publics

Depuis le 1er janvier 2015, le montant forfaitaire versé en cas de décès prématuré par la Sécurité sociale a changé ;  les ayants droits d’un assuré décédé reçoivent désormais la somme de 3 400€. Une somme certes bienvenue, mais qui ne couvre pas tout à fait les frais d’obsèques, qui s’élèvent en moyenne à 3600 € (Source Que Choisir « inhumation ou crémation »).

En cas d’invalidité totale, une personne qui n’a plus la capacité d’exercer une activité professionnelle, recevra 50% au maximum de son dernier salaire dans la limite de 1 585 € par mois. L’indemnité est versée jusqu’à l’âge de la retraite, puis une pension de vieillesse prend le relais. Attention, un handicap peut entraîner des frais importants : l’aménagement du logement par exemple.

Le contrat décès collectif

Certaines entreprises privées souscrivent un contrat décès collectif au bénéfice de leurs employés. Ce contrat prévoit, au bénéficiaire désigné par le salarié décédé, le versement d’une prime plus ou moins importante en cas de décès.

(source Association Française de l’Assurance).

Quelles solutions ?

On estime en général que le conjoint survivant devrait pouvoir disposer d’un capital équivalent à 3 années de salaires. Pour faire face aux frais d’obsèques, tout d’abord, et aux charges du foyer. Au-delà des charges, en cas de décès prématuré de l’un des parents, c’est bien souvent l’avenir des enfants qui pose question. Pourront-ils poursuivre leur scolarité, envisager des études supérieures ? Aujourd’hui en France, le budget annuel moyen d’un étudiant s’élève entre 10 500€ et 15 500€ (source Unef).

Quand le foyer dispose d’une épargne, elle peut faire face un moment ; mais une jeune famille a-t-elle eu le temps de se constituer une épargne équivalent à 3 ans de salaires ? Des solutions existent pour se prémunir. L’épargne bien sûr peut être une solution : une assurance vie, par exemple, permet d’anticiper tout en faisant fructifier son argent. Autre solution, l’assurance décès, qui fait l’objet d’une cotisation annuelle.

Dès que la souscription est acceptée, l’assureur verse au bénéficiaire désigné, en cas de décès, un capital garanti déterminé à l’avance. Certains contrats prévoient même le versement d’une avance sous 48 heures pour parer aux frais les plus urgents. Bon à savoir, contracter une assurance décès quand on est jeune n’est pas très onéreux. Et s’avère finalement un très bon moyen de protéger sa famille.