Mieux accompagner la personne vieillissante

Actuellement les plus de 85 ans représentent 1,4 million de personnes en France. Ce chiffre atteindra 5 millions en 2060. Si pour certaines personnes, la vieillesse se passe dans de bonnes conditions, pour d’autres, la perte d’autonomie subie complique leur vie au quotidien et celle de leur entourage. Le souhait de beaucoup de personne reste quand même de vieillir à domicile. Cela implique le plus souvent l’aide des proches. Plus de 4 millions de personnes aident ainsi régulièrement un parent.

Pour répondre à cette problématique, le projet de loi sur l’adaptation de la société au vieillissement prévoit de revaloriser l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) et d’accentuer les aides pour adapter le logement. La possibilité de rester à domicile passe également par la présence des proches à qui un « droit au répit » est désormais reconnu.

Les principales mesures pour rester à domicile

L’augmentation de l’APA à domicile est l’une des mesures clefs de la loi sur le vieillissement de la population. Le projet de loi prévoit sa revalorisation pour permettre aux personnes âgées de bénéficier d’une heure d’aide à domicile supplémentaire par jour ou par semaine suivant leur degré de dépendance. Les personnes dont les revenus ne dépassent pas 800 € par mois bénéficieront de l’APA dans sa totalité.

L’adaptation du logement d’une personne âgée est souvent indispensable. Seuls 6% des logements sont adaptés à la vie quotidienne des personnes dépendantes. Pour rénover 80 000 logements d’ici 2017, la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) et l’ANAH (Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat) vont mobiliser des ressources financières. Les nouvelles technologies (téléassistance, domotique) deviendront également plus accessibles aux plus modestes.

Un droit au répit reconnu aux aidants

Lorsqu’une personne vieillit les proches s’investissent de plus en plus. Ils prennent en charge les courses, l’aident à sortir, lui préparent les repas… À mesure que la dépendance s’installe la charge devient de plus en plus lourde pour le conjoint, les enfants ou les proches. 800 000 personnes assument ainsi un rôle d’aidant souvent sans compter leur temps ni leur énergie.

Pour leur permettre de faire une pause, la nouvelle loi leur reconnaît un droit au répit. Ce droit prend la forme d’une aide financière maximale de 500 € par an. Cette aide permet de financer, par exemple, un hébergement temporaire de la personne âgée pendant les vacances. Si l’aidant doit être hospitalisé, un dispositif d’urgence prend le relais pour s’occuper de la personne âgée. Le nombre d’heures d’aide à domicile peut ainsi être augmenté au-delà de ce qui est prévu initialement.

À noter : Ce droit au répit est évalué lors de la demande de l’APA.