Comment fonctionne ce congé de proche aidant ?

Cette mesure concerne tous les salariés justifiant d’une ancienneté minimale d’un an (contre deux ans auparavant) dans l’entreprise. Le nouveau dispositif élargit le type de bénéficiaires. Il offre l’accès aux aidants sans lien de parenté avec la personne handicapée (mais avec laquelle il réside ou entretient des liens étroits) et aux aidants de personnes accueillies dans des établissements de soins. La personne aidée doit résider régulièrement en France.

Ce congé de proche aidant, d’une durée de 3 mois renouvelable une fois est soumis à un formalisme précis : pour en bénéficier, il incombera au salarié aidant d’adresser à son employeur sa demande par courrier recommandé ou remis en main propre contre décharge. Cette démarche doit être initiée un mois avant le début du congé de proche aidant (quinze jours en cas d’urgence).

La situation du salarié aidant (pendant et après le congé)

En principe, le salarié aidant n’exerce aucune activité professionnelle pendant ce congé. Toutefois, il existe deux exceptions : le proche aidant peut choisir de continuer à exercer son activité professionnelle à temps partiel, sous réserve de l’accord de son employeur.

Le proche aidant peut également être employé par la personne aidée lorsque celle-ci perçoit des allocations. Au terme du congé, le salarié retrouve son emploi en conservant tous les droits et avantages qu’il avait acquis auparavant (maladie, sécurité sociale…).